Lexique - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Bouddhisme

LEXIQUE SUR LE BOUDDHISME
De : A (Abhidharma) à Z (Zen) 

A


Abhidharma - Commentaires métaphysiques sur l'Enseignement du Bouddha, faits par ses disciples ou des maîtres lors de la division des écoles postérieures, du II av. J-C. au VII ap. J-C, le plus connu est l'Abhidharmakosha de Vasubandhu, il en existe d'autres qui donne dans la plus grande complexité exégétique.

Abhiseka - consécration d'un disciple, moine par le maître, le gourou, se déroulant en plusieurs étapes, correspond à l'onction de la tradition chrétienne

Amitabha " LUMIERE INFINIE" Bien que peu vénéré en Inde, et pratiquement inconnu dans le bouddhisme primitif, c'est l'un des Bouddha les plus importants du Mahayana , le Maître du Paradis de l'Ouest, dont l'état de conscience est la Terre Pure. Il est vénéré dans le bouddhisme tibétain en tant que l'un des JINA; il présente toujours le mudra de la méditation, et sa couleur est le rouge.Il symbolise la Sagesse et la Miséricorde, et son culte va faire naître une nouvelle voie dans le bouddhisme: le salut et la délivrance sont à la portée de tous ceux qui invoqueront son nom. Toute compassion, Amitabha console, et délivre les êtres de leur souffrance, les accueillant dans son Paradis "Sukhavati" après la mort. Du fait de cette fonction salvatrice, le culte d'Amitabha va connaître une immense popularité en Chine et au Japon où il est vénéré sous le nom d'AMIDA. Au TIBET et au NEPAL, où son culte a été introduit par Padmasambhava au VIII ème siècle, il est représenté sur les stupa, plus rarement sur les Mandala. On le trouve souvent sous sa forme parée "Amitayus" , ou en Yab-Yum avec sa parèdre Pandara, ainsi qu'en compagnie d'Avalokiteshvara "Celui qui regarde vers le bas" (et qui personnifie sa compassion) et de Mahasthamaprapja "Celui qui a atteint une grande force" (et qui représente sa sagesse.)Son effigie se retrouve très souvent dans la coiffe d'Avalokiteshvara, dont il est le chef de lignée.N.B. Certaines traditions veulent qu'AMITABHA soit la personnification d'un épisode de la vie du Bouddha historique, à savoir la grande Méditation pendant laquelle ce dernier aurait médité durant cinq kalpa, avant de prononcer son grand vœu.

Anattâ ou sans soi-même – anatman, c'est la doctrine fondamentale du Bouddhisme sans la compréhension de laquelle une connaissance du Bouddhisme est tout à fait impossible, Cela se résume à l'impersonnalité de l'existence du Soi

Arhat (arahat ou Arahant) - quatrième stade du disciple éveillé et totalement libéré des dix liens

Âsana - posture assise; peut se compléter avec des mudrâ

Avijjâ - Avidyâ - ignorance, aberration, égarement, source primordiale de tous les maux de ce monde

Âyatana - les douze bases dont dépend le processus mental

B


BHAISAJYAGURU "sMAN-LHA" C est le "Bouddha de Médecine" ou le "Seigneur des remèdes","Celui qui rend parfait".Le Bouddha de Médecine est " l'Eveillé" qui préside à l'art de guérir tant au Tibet qu'en Chine et au Japon. Il fait de la main droite le geste du don, maintenant dans la paume la branche du myrobolan, remède universel. L'autre main porte le bol en béryl, rempli d'ambroisie. La carnation du Bouddha est bleue; les paumes de ses mains souvent teintées en rouge.Parfois considéré comme un substitut d'Akshobhya, sa terre d'élection est située à l'est où il réside dans la Terre Pure de Tanadouk. Il est quelquefois entouré de sept autres Bouddha de Médecine, ses propres émanations.Il prononça douze voeux que l'on trouve dans le sutra qui lui est consacré. On l'invoque pour obtenir la guérison et on le visualise en invoquant sa compassion et en récitant son mantra : "Teyata om Bekadze, Mahakekadze, Razda Samoung gate soha ".

Bhâvanâ - développement mental selon les deux procédés de la tranquillité de l'esprit et de l'inspection de celui-ci

Bodhi - but suprême du Mahâyâna, à savoir l'Eveil

Bodhicitta - l'esprit d'Eveil que l'on cherche à découvrir, réaliser et cultiver.

Bodhisattva - être ou disciple éveillé, destiné à être un bouddha futur en raison de son renoncement à entrer dans le Nirvâna pour sauver les autres êtres
BODHISATTVA "Etre promis à l'éveil" Les bodhisattva sont des êtres de "bonté merveilleuse" qui renoncent à la libération définitive (parvenus au Nirvana, ils restent dansle Samsara, cycle des existences) pour aider l'ensemble des hommes à trouver leur délivrance. (Dans le bouddhisme tibétain on peut prononcer le voeu du bodhisattva). En ce sens, le bodisattva, être de pure compassion, s'oppose à l'arhat qui, dans la doctrine du Theravada (bouddhisme primitif) avait pour aspiration son salut propre."A l'idéal du saint tendant personnellement au Nirvana dans la vie monastique, se substitue le bodhisattva accomplissant le salut universel au cours d'innombrables vies... (Encyclopédie Universalis).Le bodhisattva n'a plus comme but ultime de se libérer des réincarnations, mais il recherche la bodhi suprême, c'est à dire la compréhension parfaite de la vérité, en s'efforçant de porter à la perfection (paramita) la pratique des dons (dana) et de la sagesse (prajna), durant de nombreuses existences. Un véritable culte est rendu au bodhisattva, culte qui aide au progrès spirituel.LES PRINCIPAUX BODHISATTVA La tradition reconnaît huit principaux bodhisattva, mais la liste peut varier selon les sources et seulement quelques uns sont très vénérés:1- Avalokiteshvara (Chenzéri en tibétain). "Celui qui regarde vers le bas avec compassion". Il représente la toute compassion d'Amitabha. Quand il tient un lotus et un rosaire, on l'appelle Padmani.2- Vajrapani le "porteur de vajra".3- Maitreya "Celui qui aime". Il a le teint doré, est coiffé d'une couronne ou d'un diadème, avec souvent un stupa dans la coiffure ; il tient un lotus ou un flacon d'ambroisie.4- Samantabhadra "L'Auspicieux".5- Manjushri "A l'éclat charmant". Toujours jeune, il porte le glaive, avec lequel il tranche l'ignorance, et le livre de la Prajnaparamita Sutra. Les autres sont moins connus :6- Kshitigarbha "qui a la terre pour matrice".7- Mahasthamaprapta "celui qui a acquis une grande force"8- Vajrasattva Il tient le vajra et la clochette.N.B. Une des traditions du Mahayana connaît la liste des principaux Bodhisattva, comme correspondant aux cinq Bouddha de Sagesse : Samantabhadra, Vajrapani, Ratnapani, Avalokiteshvara, Vishvapani. ICONOGRAPHIE Les bodhisattva ont toujours la contenance et l'ajustement princier : parés de bijoux, (treize ornements en principe, dont collier, bracelets, boucles d'oreille, ceinture...) ils portent le pagne, le diadème, quelque fois le cordon brahmanique. Ils sont souvent représentés assis, dans les attitudes "d'aisance" ou de "délassement royal" (une jambe repliée sur le siège, l'autre pendante). Une grande finesse, et une apparence féminine les caractérisent. Souvent ils tiennent un lotus de la main droite ; ils ont un haut chignon et l'urna sur le front. Dans leur coiffure, ils peuvent porter l'effigie du Jina dont ils sont l'émanation (ex : Avalokiteshvara porte l'effigie d'Amitabha).

Bojjhanga - les sept facteurs de l'Eveil

Bouddha - être pleinement éveillé, libéré de toutes les passions, désigne généralement l'Eveillé ou le Réalisé
BOUDDHA - SA VIE Au 6ème siècle avant J.C., nait près de Kapilavistu, au pied de l'Himalaya, dans une famille princière, SIDDHARTHA, de la famille de GAUTAMA, et du clan des SAKYA. Sa mère est MAYA DEVI. Il mène une vie princière luxieuse, qu'il quitte vers 29 ans (peu de temps après la naissance d'un fils unique Rahula) à la recherche de la solution à la souffrance universelle des êtres, dont il vient de prendre conscience après avoir croisé un vieillard, un malade, un convoi funèbre, et un ascète serein et paisible.Il s'engage d'abord dans une voie ascètique, ensuite dans la voie religieuse des brhamanes; finalement, c'est loin de la mortification, comme de la jouissance, qu'il trouve à 35 ans la Vérité.A Bodh-Gaya, sous l'arbre bodhi, il devient "l'Illuminé ", le BOUDDHA. Il prononce son premier sermon à Sarnath, dans le parc des Gazelles et s'engage dans une voie concrète de salut, dont le but est l'extinction des renaissances.L'ENSEIGNEMENT DE BOUDDHALa doctrine de Bouddha tient en Quatre Nobles Vérités:1- DUKKA (tout est souffrance, limite etc...) La douleur est étroitement liée à l'impermanence du "moi" qui n'est qu'une illusion.2- SAMUDAYA (c'est le désir qui est à l'origine de la souffrance.)3- NIRVANA (on obtient la cessation de dukka par anéantissement du désir.) Il faut briser la chaîne des conditionnements qui aboutissent à la formation de la fausse idée d'un "soi".4- MARGA: c'est l'OCTUPLE VOIE, LE NOBLE CHEMIN qui mène à NIRVANA (extinction des renaissances) par la pratique de "la compréhension juste, la pensée juste, la parole juste, l'attention juste, le moyen d'existence juste, l'effort juste, laction juste, la concentration juste." Elle s'établie sur trois postulats: l'inexistence de Dieu, l'inexistence de soi, l' impermanence de toutes choses.On s'engage dans le bouddhisme en" prenant refuge " dans le Triple joyau" (trisharana), c'est à dire auprès de Bouddha, de la Doctrine (Dharma) et de l'ordre des Moines (Sangha).Les laïcs doivent respecter 5 préceptes ( ne pas tuer, ne pas voler, ne pas avoir de relations sexuelles illégitimes, ne pas mentir, ne pas boire d'alcool) mener une vie de bienveillance universelle et de non-violence.ICONOGRAPHIE:La tradition retient 32 marques physiques du Bouddha parmi lesquelles le teint d'or, la touffe de poils entre les sourcils (urna ), la protubérance crânienne (ushnisha ), la coiffure de boucles plates s'enroulant vers la droite, la roue de la Loi sur la paume des mains et la plante des pieds, de longs bras... Le Bouddha est le plus souvent représenté sur un trône de lotus, symbole de la naissance et de l'existence transcendante; son vêtement laisse l'épaule dénudée. A partir du 6ème siècle, on peut trouver des représentations de Bouddha paré de bijoux.Entre le 8 ème et le 10 ème siècle, se fixe le langage symbolique des postures.Cinq mudra sont retenus comme spécifiques du Bouddha:- dhyana-mudra: concentration, méditation, éveil- dharmacakra-mudra: prédiction, mise de la roue en mouvement- vitarka-mudra : argumentation, aisonnement- varada-mudra: don- abhaya-mudra: abscence de crainte- bhumisparsa-mudra: prise de la terre témoin, apaisement, triomphe de Bouddha sur MaraQuatre attitudes (asana) sont autorisées:- la posture debout représente la souveraineté suprême- le dhyanasana (assis" à l'indienne") indique la concentration- la marche- la posture couchée , image de la" Grande Totale Extinction".Primitivement, on ne représente Bouddha que par des symboles: les pieds; puis l'arbre de la bodhi qui symbolise l'éveil; la Roue et les deux gazelles pour évoquer le premier sermon à Sarnath, un stupa abrité par un parasol pour signifier le salut.

C


Chakra - la roue, un des sept précieux biens et aussi centre énergétique reliant les canaux subtils.

Cetanâ - les volitions déclenchant les actions

Citta - esprit ou conscience ou état de conscience, synonyme de Vijñâna

Cittamâtra - Ecole dite de l'Esprit seul fondée par Asanga admettant la vacuité tout en affirmant l'existence de l'esprit.

D


Dâkinî - divinités d'un rang inférieur correspondant aux cinq dhyâni-bouddha, aux quatre gardiens du mandala,...
DAKINI
Tib: "mkha'- gro -ma" "Celle qui marche dans l'espace."Déjà présentes dans l'hindouisme, elles sont des démones, appartenant à la suite de Kali. Dans le bouddhisme tantrique, les Dakini sont des catégories de déesses mineures (ou divinités secondaires) à l'aspect farouche. Réputées pour transmettre un enseignement, dotées de pouvoirs surnaturels, elles sont des guides spirituels et des partenaires féminines initiées. Elles accompagnent souvent d'autres divinités et représentent peut-être dans certains cas, la puissance des invocations à celles-ci.En temps que Ydam, c'est à dire "divinité d'élection " choisie par un pratiquant du Vajrayana (et en accord avec le maître), la Dakini a pour mission d'intégrer les forces libérées par le méditant au cours de sa visualisation. Comme toute déité courroucée, elle a pour rôle de transformer l'adepte:" Elle symbolise la compréhension de la vérité sans masque, surgissant du fond de l'être, pour transformer les passions en force d'illumination."Iconographie:La Dakini est toujours de forme féminine, et son attitude est toujours dansante.Appartenant à la catégorie des déités farouches, elle est représentée avec un aspect féroce "comme une femme folle et nue" portant collier de cranes et cheveux hérissés. Elle tient souvent le hachoir et la coupe cranienne, ainsi que le khatvanga (baton magique). Très nombreuses, cinq d'entre elles correspondent aux cinq Jina.

Deva - êtres célestes organisés selon différentes catégories

Dhâranî - texte d'invocation sacrée, formule méditative, faisant partie d'une pratique rituelle: Dai Shin Dharani, le rituel des morts japonais

Dharma - au sens littéral signifie porteur d'un contenu, que ce soit la loi, la constitution, les choses, les objets mentaux, ... Il désigne plus couramment l’Enseignement du Bouddha et l’ordre naturel des choses, le dharma de l’herbe est d’être broutée par la vache, celui de la vache est de fournir du lait, par ex.

DHARMA-PALA  - Tib: DRAG-CHED "Gardiens de la Doctrine"
Ces gardiens, "groupe des huit Terribles" défendent et maintiennent la Doctrine, et on les retrouve sur les mandala.Pour la plupart d'anciennes divinités hindoues, ils présentent un aspect farouche et guerrier, combattant les ennemis de la Loi et chassant les esprits malfaisants. On les reconnait à leurs signes distinctifs:- couronne à cinq cranes surmontée de joyaux entourés de flammes;- cheveux hérissés et sourcils froncés;- colliers de cranes et port de peau de bête (voire humaine);Ils piétinent sauvagement animaux ou êtres humains; ils sont également souvent représentés en Yab-Yum.Ils sont huit, et la tradition nomme le plus fréquemment:
- "MAHAKALA "le Grand noir" (Mbon-po en tib).C'est l'aspect bouddhiste de Bhairava, lui-même une forme de Shiva. Au Tibet, il est dharmapala et Ydam, et présente de nombreuses formes.- SHRI-DEVI "La belle déesse" (Lha Mo en tib). C'est la seule forme féminine des gardiens. Elle est représentée avec un troisième oeil sur le front, assise en amazone sur sa mule, et apparaît souvent accompagnée de deux Dakini. Elle est la protectrice de Lhassa; considérée comme la parèdre de Yama, le dieu de la mort.- HAYAGRIVA
"Celui qui possède une tête de cheval"; de couleur rouge, il porte le vajra et le baton- YAMARAJA "Le roi de la mort"; (Gsang-Sgrub en tib).Il est représenté debout sur un buffle; tient un couperet et une calotte craniene; est souvent accompagné des Citipati.- YAMANTAKA "Le vainqueur de la mort"; divinité à tête de buffle, de couleur bleu foncé, il est représenté debout sur un buffle et tient un couperet et une calotte craniene.- KUBERA: Dieu indien de la richesse, il est représenté avec un sac de bijoux et une mangouste. Il réside sur le mont Alaka; souvent représenté torse nu, assis avec une jambe pendante. Sa forme népalaise est Jambhala. Il fait partie des quatre Lokapala, sous sa forme Vaisravana.- AMRITADAYAVIJAYAD'autres traditions remplacent ces derniers noms par Tsans-pa et Beg-tse, guerrier redoutable en armure mongole. 


Dhâtu - les éléments parties fondamentales constituantes d'un tout

Dhyâna - "absorption" état méditatif profond dans lequel on parvient à l'extase ou Jhâna.

Dhyâni-Bouddhas - dénommées faussement bouddhas de méditation, ils correspondent aux antidotes des cinq poisons qui obscurcissent le mental de l'être humain.

Ditthi - vue, croyance, opinion, inspection se rapportant aux vues erronées

DIVINITES COURROUCEES DU BOUDDHISME TIBETAIN
Le panthéon bouddhiste tibétain comprend de nombreuses divinités à l'aspect terrifiant. Ce sont, soit des formes d'anciens dieux hindous importés avec le tantrisme, soit des divinités et démons de la religion pré- bouddhique locale, soit de pures créations du Vajrayana.
On les classe en différentes catégories:
¡ Les plus connus sont les Dharmapala, protecteurs de la Doctrine. On donne généralement un groupe de huit gardiens, parmi lesquels Mahakala, Yamaraja "Le Vainqueur de la mort", dPal idan Lhamo, "la terrible Lhamo"....¡ On trouve également le groupe des Krodas, démons hindous convertis au bouddhisme dont le plus connu est Acala qui a le pouvoir de soumettre les ennemis.¡ Les Dakini et les Yogini, déesses farouches qui pratiquent la magie et le Yoga .¡ Enfin, la plupart des divinités paisibles présentent, elles-aussi, des aspects courroucés multiples.D'une manière générale, les représentations terribles symbolisent le recours à la puissance, recours qui devient indispensable lorsque l'adepte est incapable de briser le mur de l'ignorance par les moyens conventionnels.L'aspect terrifiant est également lié au symbolisme de la destruction, prémisse à toute forme de renaissance et de nouvelle vie sur cette terre. La force et l'énergie qui émanent des divinités courroucées représentent le pouvoir extraordinaire nécessaire pour atteindre le but ultime, c'est-à-dire la libération du dualisme. L'approche de ces formes terribles renforce l'audace et l'intrépidité, qualités essentielles sur le chemin de la libération finale.

G


Gâthâ - passage poétique, contenu ou non dans un sûtra, ou vers à connotation didactique 


Genjokoan : peut se traduire par Réalisation du koan comme présence ou encore par Actualisation du point fondamental. Le Genjokoan est le premier chapitre de la compilation originale du Shobogenzo (Le Trésor de l'Œil de la Vraie Loi) le chef d'œuvre du Maître zen japonais Dogen. Le Genjokoan fut écrit en 1233. Pour le maître zen il est l'essence même du bouddhisme : des actualisations du koan, des questionnements continuels de l'Éveil en notre être.

H


Heruka - forme courroucée des déités, " buveur du sang " de l'ego!

Hetu - relation causale ou racine conditionnante

Hînayâna – ou Théravâda, véhicule dit inférieur, mais primordial car, à la base de tous les autres, dans l'énoncé de l'enseignement du Bouddha Shâkyamouni, enseignement à partir duquel le but suprême est le Nirvâna et non la Bodhi. 


Hishiryo : est un terme utilisé dans le bouddhisme zen qui signifie « non-pensée », « au-delà de la pensée ». C'est l'un des concepts les plus importants de l’école Soto pour décrire l’état de conscience samadhi qui peut survenir durant la pratique de zazen. Cet état d’esprit ne consiste pas à couper les pensées mais à les laisser passer sans les qualifier : « Ne pensez pas à ce qui est "bien" ou "mal". Ne jugez pas de ce qui est vrai ou ce qui ne l'est pas. Interrompez tous les mouvements de l'esprit, de l'intellect et de la conscience ; cessez de juger avec des pensées, des idées ou des opinions. N'ayez aucun désir de devenir Bouddha ».

I


Indriya - facultés des 22 phénomènes

INSTRUMENTS RITUELS DU BOUDDHISME TIBETAIN
Tout pratiquant ou officiant possède nécessairement trois objets: le vajra, la cloche et le mala.
Le VAJRA (skrit) DORJE (tib) FOUDRE - DIAMANT est un objet rituel utilisé dans les cérémonies du bouddhisme tantrique, symbolisant l'énergie fondamentale, la nature indestructible de l'Eveil.Il est associé à la pureté incorruptible du diamant et considéré comme un instrument purificateur. A l'origine, le vajra, qui signifie "éclair " est lié au dieu hindou Indra.Dans les rituels bouddhistes, il est tenu de la main droite par le pratiquant, et utilisé souvent en association avec la cloche.La forme très particulière du dorje - petite haltère aux deux extrémités ajourées - symbolise l'unité, opposée à la dualité.De la fleur de lotus émergent 1, 2, 3, 5, 7ou 9 branches (incluant l'axe central très souvent réalisé en fer). Les 2 pointes symbolisent l'union des mondes spirituel et matériel ; 3 pointes représentent les 3 Joyaux ; les 5 branches, les 5 agrégats impurs de l'individualité, transmués en les Cinq Jina (les 5 "sagesses-énergies" du mandala). Dans le dernier cas, les 8 branches sont le symbole de la conscience transmuée en les Huit Bodhisattva ; mais également les 8 branches de l'Octuple Chemin.Les bouches de makara dont émergent les pointes, symbolisent la libération du samsara.
La GANTHA (skrit) ou DRILBU (tib) : LA CLOCHE.Elle est réalisée en deux parties et souvent en deux métaux. Son manche est orné d'un demi dorje, signe que les fonctions cloche-dorje - énergie féminine et pouvoir masculin - sont indissociables dans la pratique. Le visage qui surmonte la cloche est celui de Prajnaparamita, symbole de la connaissance parfaite de la vacuité.Elle est toujours tenue de la main gauche. La cloche est le son par excellence, le son créateur.Elle symbolise la vacuité et l' impermanence, la sagesse immédiate de l'intuition et de la connaissance.Par ailleurs, le son qui s'éteint doucement rappelle que tout est éphémère.Avec le dorje, la cloche forme un couple indissociable, image des "contraires interdépendants " : tenus ensemble, ils montrent l'union de la connaissance et des moyens habiles, ce qui est essentiel pour accéder à l' Eveil.Le vajra est symbole de compassion et représente le pôle masculin, la cloche symbolise la connaissance (de la vacuité) et représente le pôle féminin.N.B. Le double dorje ou Visvavajra ou Vajra entrecroisé matérialise l'indestructibilité de l'essence de tous les phénomènes. Il est quelquefois interprété comme la Roue de la Bonne Loi.
LE MALA : "GUIRLANDE" TRENGWA (tib).Composé de 108 grains, il sert à compter le nombre de récitation des mantras, répétés un grand nombre de fois à des fins de purification, et afin de préparer à la méditation.Il est toujours tenu de la main gauche lors de la pratique, ou enroulé autour du poignet. Entre les grains du mala (qui peuvent être de bois , de graines , de verre, de turquoises , de pierres ou d'os...) sont intercalées quatre perles de repères, ou des pendentifs, cloche et dorje miniatures, rattachés au mala par une torsade de fils rouge.Quelquefois, le mala tibétain se termine par trois graines importantes symboles des Trois Joyaux.

J


Jarâ - vieillesse, déclin

Jâti - naissance sous quatre modes

Javana - impulsion, phase du processus de la conscience,

Jhâna - Absorption ou extase de l'état d'absorption, état de conscience avancée

Jîva - principe vital

K


Kalpa - cycle temporel de la cosmologie indienne

Kanjyour - Recueil des 108 textes sacrés du Bouddhisme tibétain

KA - PAN
Tous les monastères et chapelles sont décorés de tissus de toutes couleurs, simples cotons ou lourds brocards.Il peut s'agir de bandes de cinq couleurs, appelées " dessins d'arc en ciel"; de soieries brodées ("Om Mani Padma Hum" ou signes auspicieux du bouddhisme: "Asta Mangal"), de tentures..La plupart des piliers sont somptueusement tendus de larges bandes de soies : les "ka-pan". Le chatoiement de tous ces brocards éclairés, dans la quasi obscurité des chapelles, par de simples lampes à beurre à la flamme vacillante contribue à l'atmosphère "magique" des lieux.

KAPALA
" Thod- dpa"Le kapala est un "crane humain" qui est utilisé comme coupe à libations par certains dévots de Shiva en Inde.On le trouve également dans les rituels tantriques du Népal et du Tibet, et il apparaît souvent comme attribut des déités courroucées du panthéon bouddhiste tibétain (ex. Dakini).Au Tibet, la coupe cranienne est souvent montée sur un support minutieusement travaillé, et dotée d'un couvercle.Son usage est réservé à l'initié qui l'utilise lors de pratiques solitaires secrètes, et qui doit avoir bien compris que cet objet rituel est un rappel du caractère transitoire de l'existence.La coupe cranienne peut également être utilisée lors de services monastiques en l'honneur des divinités protectrices; elle est alors remplie de bière ou de thé symbolisant l'ambroisie ou le sang.

Karma - désigne les ensembles pensées-actions bons ou mauvais, le terme de volitions bonnes ou mauvaises est plus approprié, causant ainsi la renaissance des êtres et conditionnant leur destinée

Karûna que l'on a traduit par compassion et qui signifie plutôt conjointement le désir et l'action de soulager autrui de sa souffrance

Kasina - désigne un tout, complet et entier, moyen de produire et développer la concentration de l'esprit

Kâya - accumulation, groupe, corps

Klesha - souillures désignant les passions qui altèrent la nature immaculée de l'esprit

Kusala - ou karmiquement bonnes, akusala est le contraire


kyosaku : est un bâton de bois utilisé dans la pratique de zazen. Le bouddhisme zen se montre très rigoureux quant à la posture du méditant, qui se doit de ne pas s'endormir pendant la méditation. Le kyosaku est un outil que le maître utilise afin de revitaliser le corps du méditant qui le demande, lui permettant de rester plein de vitalité. Dans le Zen Soto, le kyosaku est administré à la demande du méditant, qui incline la tête et joint les mains en gassho, et présente ensuite chaque épaule l'une après l'autre. Dans le zen Rinzai, l'usage du bâton est à la discrétion de l'Ino, qui a la charge de la salle de méditation. Ce n'est pas une punition, mais un moyen de réveiller et revigorer le participant qui peut être fatigué après plusieurs sessions de zazen. Parmi les écoles bouddhistes, seul le zen utilise le kyosaku.

L


Lama - terme désignant le maître des écoles tibétaines, trop galvaudé et mal traduit, il correspond au stade de perfection au-delà duquel il n'y a point à aller. A différencier de Guéshé qui est une sorte de professeur

LA ROUE DE LA VIE
Le cercle de l'existence est une représentation très répandue dans les monastères tibétains, sous forme de peintures ou de ions. illuska qui expose tout l'enseignement de base du bouddhisme, au travers de symboles.Il décrit les six formes de l'existence dont il faut se libérer pour s'affranchir du cycle des renaissances. Seule, la Voie prêchée par le Bouddha permet cette libération, et c'est pour cette raison, que Sakyamuni apparaît souvent en haut de la peinture désignant la lune, "claire lumière de l'Illumination".Une déité courroucée, yeux exhorbités, crocs proéminents, front ceint d'une couronne macabre, tient dans ses membres puissants pourvus d'ongles griffus (les Quatre Nobles Vérités) un grand disque (symbolisant le Samsara monde phénoménal) comprenant lui-même quatre cercles concentriques.Dans le cercle central sont représentés trois créatures:- un coq rouge, symbolisant le désir et l'avidité.- un serpent vert, symbolisant la colère et les passions.- un porc noir, symbolisant l'ignorance et les illusions qui stigmatisent les trois poisons qui engendrent le triste cycle des renaissances.Dans le deuxième cercle, souvent mi-clair, mi-obscur, des personnages à l'air heureux empruntent le "sentier de lumière" qui conduit à des renaissances supérieures, tandis que d'autres connaissent des renaissances malheureuses et "tombent" à l'intérieur du cycle des réincarnations.Dans un troisième cercle, les six sections de la roue représentent les six royaumes d'existence: trois états inférieurs (Enfers, Esprits avides, Animaux) et trois états supérieurs (Dieux, Titans et Hommes).Enfin on trouve en périphérie un quatrième cercle; il est divisé en douze parties, les douze maillons de la production conditionnée, les douze types d'action qui perpétuent l'enchaînement causal et déterminent les migrations d'un état dans un autre , sans oublier toutefois qu'il n'y a pas de réalité intrinsèque et que tout état n'est que prison illusoire...Le Cercle de l'existence rappelle à tous que le but suprême demeure l'EVEIL qui seul , permet d'échapper au cercle infernal des renaissances.

LE BOUDDHISME TIBETAIN
Le bouddhisme pénètre au Tibet vers 630, sous le règne de Songtsen Gampo et, dit-on, sous l'influence de ses deux épouses, l'une népalaise, l'autre chinoise. Il s'épanouit au 8 ème siècle sous le patronage du roi Trisong Detsen, petit- fils de Songtsen, grâce à Padmasambhava (775) pandit bouddhiste indien qui va permettre la construction de Samye. Cette période de prospérité s'étend jusqu'en 838; elle est souvent appelée la "première vague d'expansion du bouddhisme".- Suit alors une période de troubles qui s'assortit de régression de tous ordres, et qui favorise la résurgence de la religion Bon. On assiste ensuite à la renaissance du bouddhisme - période que l'on appelle la "deuxième expansion du bouddhisme"- avec le pandit Atisha (982-1055) qui s'élève contre les pratiques magiques de Padmasambhava.- A partir du XI ème siècle la diversification des sectes et des écoles va s'imposer, et l'influence grandissante des lamas va s'imposer.Cinq Ecoles vont s'imposer au cours du temps:
A.Les NYINGMA-PA "LES ANCIENS" ou "BONNETS ROUGES".Cette école est très liée à Padmasambhava qui vécut dans la deuxième moitié du 8 ème siècle et qui est considéré comme un bodhisattva incarné. Il va donner une place importante aux rituels magiques et introduire le culte des Dakini et des divinités du Bardo. Les "Anciens" sont des experts en textes tantriques qui vénèrent Samantabhadra comme bouddha primordial; dans leur panthéon particulier trouvent placeVajrapani, Hayagriva et Mahakala... Issue de la première vague d'expansion du bouddhisme, cette école va reprendre de la vigueur au 9ème siècle, face à ce qu'on appellera la "deuxième prédication du bouddhisme", qui voit l'apparition d'ordres monastiques nouveaux influencés par les écoles venues de l'Inde. C'est d'ailleurs à cette époque et face à ces nouvelles écoles qu'ils vont prendre le nom d' "Anciens" ou "Nyingma-pa".
B. Les KAGDAM-PA ." CEUX DES ENSEIGNEMENTS ORAUX." Reconnaissent l'enseignement d'ATISHA, maître indien venu prêcher au Tibet au XI ème siècle qui préconise le retour à l'enseignement originel du Bouddha et à la stricte observance monastique, s'élevant en cela contre les pratiques de Padmasambhava. Fonde le monastère Tabo au Spiti. Les Kagdampa vénèrent Vajrasattva comme l'adi-bouddha, adoptent le système philosophico-rituel du Kalacakra. Cette secte va perdre de son influence à partir du 14ème siècle et rejoindra les Gelug-pa au 15ème siècle.
C. Les KAGYUG-PA "CEUX DE LA TRANSMISSION ORALE." Ils sont les héritiers des Sages indiens les Mahasiddha, et attachent beaucoup d'importance aux cycles philosophiques ésotériques des divinités tutélaires. L'enseignement qui remonte à Vajradhara lui-même est tranmis par l'intermédiaire de Dakini, de Naropa à Marpa puis à Milarepa ascète et poète mystique. Par la suite, les élèves de Milarepa, en particulier Gam-po-pa , fondèrent des monastères, et de nouveaux courants prirent naissance dont les Karmapa et les Brugpa. L'ensemble de ces écoles constitue l'ordre KAGYUGPA, même si des luttes intestines interviennent par moment.Iconographie:Elle est classique chez les Kagyugpa. On reconnait les Karmapa à leur coiffe noire, ornée sur le devant du foudre diamant croisé (le visnavajra) et de deux fleurs de lotus. Les Brugpa se caractèrisent par une très large coiffe.
D. Les SAKYA-PA "CEUX DU MONASTERE DE SASKYA". Fondé par Brogmi , qui eut lui-même pour maître Atisha. Comme les Kagyugpa, ils accordent une grande importance à la transmission de maître à disciple, et revendiquent la filiation par Birvapa de la déité Vajravarahi elle-même.Les Saskyapa seront de grands protecteurs des arts et joueront un rôle très important au XVI ème siècle. Dans cette école le cycle rituel d'Hevajra et de Kalacakra tiennent une place prépondérante.
E. Les GELUG-PA " LES VERTUEUX" encore appelés BONNETS JAUNES. La secte des Kadampa est réformée par TSONG-KAPA (1357-1419) au XV ème siècle qui, comme Atisha, exige plus de sobriété dans les pratiques et des règles morales strictes; d'où le nom de "Vertueux" Elle reconnait Vajrasattva comme bouddha primordial. Tsong Kapa et ses disciples fondent trois grands monastères: Gandan, Drepung et Sera. Le titre de dalai-lama "Maître Océan de Sagesse" est conféré à Sonam Gyatso, successeur de Tsong Kapa, par le chef mongol. Le plus connu sera le Cinquième Dalai-Lama qui réalise l'unité du Tibet et établit une véritable théocratie tibétaine avec l'appui des chefs mongols. Il fait construire le Potala, impose la reconnaissance des tulku. Grâce à son action, les BONNETS JAUNES prennent la suprématie sur les autres institutions monastiques.Iconographie: Tsong-Kapa tient dans ses mains les tiges de deux lotus qui, à la hauteur des épaules, supportent le glaive et la Prajnaparamita (les deux attributs de Manjusrhi). Il est coiffé du bonnet jaune, et siège la plupart du temps avec deux disciples à ses côtés.

LOKAPALA  - Ils sont les"Gardiens du monde", les quatre grands rois présidant aux quatre coins du monde et aux quatre saisons.Empruntés à l'iconographie indienne, intégrés comme souvent à l'iconographie bouddhiste, ils sont avant tout "protecteurs", et leur première tàche est de garder le Bouddha, puis le monde, de l'invasion des démons.On les trouve souvent à l'entrée du " Dukkang" salle d'assemblée et de prière dans les monastères. (Déjà présents à Sanchi au 1er siècle avant J.C.)Toujours représentés debout, avec une allure martiale, ils portent souvent des armures ou sont en tenue de combat, comme tous les gardiens.Ils sont quatre:
I. DHRITARASTRA. Tib. YULKOR-RUNG "Celui qui maintient le royaume de la Loi". De couleur blanche (pureté), il siège à l'est et porte un instrument à cordes. Au Népal, on le connaît sous le nom de VINARAJA, "le roi qui joue de la vina".Il règne sur les Gandharvas, esprits musiciens.
2. VIRUDHAKA. Tib. PHA KYE po "Le grand homme". Terrible et courroucé, il siège au sud, est de couleur bleu ou vert et porte l'épée de la main droite.Il règne sur les Khumbhandas, les géants.
3. VIRUPAKSA. Tib. MI-mi SANG "Celui qui a l'oeil mauvais". Son aspect est très courroucé. Il siège à l'ouest, est de couleur rouge. A comme attribut le reliquaire ou le stupa (caitya), quelquefois la corde dans la main gauche, et le serpent, car il est le "Maître des Najas" qui sont des défenseurs de la loi bouddhique.
VAISHRAVANA. Tib. Nam Thš SŸ. "Celui qui entend tout". est le chef des Lokapala; correspond à la divinité hindouiste Kuvera, encore appelé Jhambala au Népal.Souvent assis sur un lion blanc, il siège au nord, à la tête des Yaksha, génies de la nature. Il est de couleur jaune et son attribut est la mangouste crachant les joyaux (nakula) et la bannière.

M


Mâdhyamika - désigne le caractère médian de l’école de la Voie du Milieu instiguée par Nâgârjuna, prônant la Vacuité des êtres et des phénomènes,

Magga ou Mârga - désigne l'Octuple Noble Sentier ou O.N.S

Mahâyâna - désigne le Grand Véhicule, par rapport au Theravâda et concentre ses enseignements sur la réalisation bodhisattvique plus que sur celle d'arahat ou saint
Mahâyâna dit le Grand véhicule, s'attache à la visée altruiste de l'Eveil, comparativement au Theravâda qui serait plus égoïste.

Mahâmudrâ - ou grand symbole, but de la voie tantrique de l'anuttarayoga tantra.

Mahâsânghika - désigne l'école de la grande Sangha (incluant religieux et laïcs) dont la Voie du Milieu est issue, elle peut aussi désigner l'assemblée des 500 arhats.

Maitreya - émanation messianique du Bouddha du Futur qui apparaîtra 5000 ans après la mort du Bouddha Shakyamouni

Majjhima-patipadâ - La voie du Milieu désignant, en particulier, l'O.N.S

Mandala - diagramme à connotation ésotériquement cosmique destiné à permettre à son auteur ou à ceux qui le regardent, avec concentration, de réintégrer leur nature propre au sein du l'Univers. La majorité des mandalas sont consacrés à des divinités et font partie des rituels tantriques qui leur sont destinés.

Mâna - l'orgueil, l'un des dix liens qui ne disparaît qu'avec l'obtention d'état d'arahat

Mano-dhâtu - élément de l'esprit

Mantra - formule sacrée répétitive destinée à une divinité ou au Bouddha, dont les fréquences sonores ont un impact certain, voire magique, sur le processus méditatif et contemplatif des tantras.

MAYA-DEVI  - Maya Devi est le nom de la mère du Bouddha, épouse du roi Shuddhodana de Kapilavistu.Elle vit en rêve son fils à venir, sous la forme d'un éléphant blanc à six défenses qui descendait du ciel Tushita dans son sein, ce qui signifiait la perspective d'un destin exceptionnel.Maya Devi est représentée debout , tenant une branche de l'arbre sacré, dans le parc de Lumbini où elle s'est arrêtée, tandis que de son flanc droit sort l'enfant," sans la blesser".

Mettâ - bonté dans l'acception de " tout Amour "

Mudrâ - geste ou positions des mains dont les principales correspondent à des périodes de la vie du Bouddha, et sont peu utilisés, par les laïcs - même les religieux, à l'exception de ceux de la méditation. D'autres mudrâs complexes font partie des rituels tantriques.

N


Nâgâ - serpent qui protégea Bouddha des intempéries lors de ses méditations

Nâma-rûpa - esprit et corporéité: quatrième lien de l'origine conditionnée

Nimitta - marque, signe, image mentale surgissant dans l'esprit concentré

Nirvâna - extinction, cessation de souffler, désigne l'état où l'on est affranchi du désir, constitue le but ultime de la cessation de la volition de vie catégorique selon le Hînayâna.

Nîvarana - empêchements, obstacles à l'esprit en voie d'Eveil

P


Paccaya - conditions ou conditionnement des phénomènes

Padhâna - effort au nombre de quatre dans le sixième pas de l'ONS

Pâramitâs - perfections au nombre de six ou dix selon les écoles

Paticca-samuppâda - origine conditionnée ou conditionnalité de tous les phénomènes, c'est à dire les douze chaînons de la roue de la Vie

Prajñâ - compréhension, connaissance, intelligence inspective

Prajñâ-pâramitâ - perfection de la Sapience, sixième des perfections, considérée comme la plus importante par le Mahâyâna. Son soûtra, sous sa forme condensée (hridaya, l'essence et non le cœur comme il est dit d’une manière erronée) est le plus récité dans le monde bouddhiste mahâyâniste, une à plusieurs fois par jour.

Pratyeka-buddha - stade suprême d'évolution theravâda, à savoir devenir bouddha-pour-soi tout en ne s'ouvrant pas les portes bodhisattviques.

Preta - êtres fantomatiques affamés, errant dans l'attente d'une réincarnation

Pûjâ - cérémonie rituelle d'adoration, vénération, dévotion, offrandes

R


Rigpa - état de présence claire et discernante sans attachement et sans conditionnement

S


Sâdhana - méthode spirituelle d'accomplissement pour réaliser la Voie vers l'Eveil par le contrôle du mental et du corps en éliminant progressivement tout ce qui est superflu à la concentration et à la méditation correctes. Le Tantrisme en revendique la paternité soit par invocation, soit par méditation, soit par visualisation du Bouddha ou d'autres divinités selon l'école suivie.

Samâdhi - état dans lequel l'esprit est fermement fixé sur un seul objet, ou unicité de l'esprit

Samatha - synonyme de samâdhi, la tranquillité, cette méthode va de pair avec Vipassanâ, l'inspection, la vision profonde.

Samsâra - cycle des renaissances ou transmigration perpétuelle, désignant l'océan toujours agité de la vie (cf. anecdote de la tortue aveugle)

Sangha - initialement troupeau, par suite réunion ou congrégation

Sankhâra - formation ou état de formation

Sati-patthâna - de Sati présence d'esprit et patthâna, signifiant l'application consistant à avoir notion de la présence d'esprit 


Satori : littéralement : « réaliser » est un terme des bouddhismes chan, son et zen qui désigne l'éveil spirituel. La signification littérale du mot japonais est « compréhension ». Il est parfois utilisé à la place de kensho : littéralement : « voir la nature/caractère ou propriété », toutefois kensho désigne la première perception de la nature de Bouddha ou vraie nature – une expérience qui ne dure pas. Le satori par contre désigne une expérience qui se prolonge, à l'instar d'un bébé qui apprend à marcher – après beaucoup d'efforts il se tient debout, trouve son équilibre et fait quelques pas puis tombe (kensho). Après un effort prolongé l'enfant se rendra compte un jour qu'il peut marcher tout le temps (satori).

Shrâvaka - auditeur du Bouddha, disciple dans un sens restreint

Shûnyatâ - vide ou vacuité, les formes d'existence sont dépourvues de permanence, de personnalité, de vrai bonheur

Skandha - nomme les cinq agrégats. Ce sont les cinq aspects sous lesquels le Bouddhisme résume tous les phénomènes mentaux et physiques de l'existence à l'homme ignorant, comme étant son ego

Soûtras - Textes canoniques prononcés en majeur partie par le Bouddha lui-même ou énoncés dans la suite de la Transmission du Dharma par des grands patriarches. On a tendance à attribuer au Bouddha nombres de soûtras dont il ne serait pas l’auteur formel, comme le soûtra du Lotus.

Srâvaka - auditeur, se dit de quelqu'un qui a eu le privilège d'entendre directement le Bouddha du vivant de celui-ci, autre orthographe

Stûpa - Tumulus érigé selon des règles précises pour contenir les reliques du Bouddha ou d'un saint, bodhisattva ou sage, il obéit à certaines règles très précises surtout dans son aspect tibétain de chorten

T


Tanhâ - désigne la soif ou désir engendrant l'insatisfaction, cause principale de la souffrance et du samsãra

Tanjiour - commentaires sur les 108 volumes du Kanjiour et d'autres auteurs renommés

Tantra - pratique à caractère ésotérique voire magique, dont les racines sont antérieures à l'existence du Bouddha, héritières qu'elles sont soit de l'hindouisme, du Bön, des chamanismes et animismes préexistants dans les régions ou pays où elles se sont peu ou prou amalgamées à la doctrine bouddhique ou l'ont amalgamée
- pratique ésotérique dont les nombreux développements lui sont postérieurs et qui ne font pas partie expressément de l'Enseignement de base du Bouddha. On leur a attribué une connotation faussement sexuelle en confondant abusivement stupre fornicatoire et codification morale.

TARA Tib: SGROL-MA -
" TARAYATI "Celle qui sauve" "Celle qui aide à traverser la rivière du temps et de l'espace" TARA, "la libératrice",est une divinité féminine issue de l'hindouisme.Le texte de Sadhanamala parle de "vierge divine", "éclatante de jeunesse" qui " a le pouvoir suprême de subjuguer".Dans l'hindouisme elle signifie l'Etoile; " Elle est la première localisation cosmique à partir de laquelle le monde se développe".Elle est la puissance de "l'Embryon d'Or" personnifiant la puissance de la faim et donc la nature du Vide. ("La faim dévorante naît du Vide.")Elle dévore toute substance, toute pensée, tout savoir, mais, quand elle est rassasiée, elle est calme et douce.C'est pourquoi TARA a deux aspects, l'un paisible et lumineux, l'autre agressif, terrible et dévorant.Elle est alors représentée de couleur bleu-sombre, avec trois yeux, les cheveux en broussaille, et souvent , elle danse sur des buchers funéraires. Dans les Tantra, elle est " ce qui mène sur l'autre rive." "C'est Tara la Terrifiante, qui détruit l'inconscience des trois mondes, qu'elle transporte sur sa tête jusqu'à l'autre rivage." (Tara Tantra.)Compagne de l'Indestructible, un aspect de Shiva, les textes spécifient que cette déesse doit être vénérée selon les rites bouddhistes.Les Bouddhistes vénèrent également TARA.Vers le IV ème siècle, le principe féminin (Tara, Prajnaparamita) commence à être reconnu dans le Mahayana, mais c'est au VI ème siècle que s'organise le concept de TARA.Dès cette époque, elle est considérée comme la puissance d' Avalokiteshvara, née d'une de ses larmes, et symbolise l'aspect féminin de la compassion.Au VII ème siècle, au Tibet, on pense que Tara s'incarne dans chaque femme vertueuse: c'est ainsi que les deux épouses du roi Srong-btsan Sgam-po sont considérées comme des émanations de Tara et qu'on assiste alors à la création de la Tara blanche qui correspond à l'épouse chinoise (portant un lotus épanoui) et la Tara verte, correspondant à l'épouse népalaise (portant un lotus bleu).Dans la tradition tantrique, Tara est la shakti de Vairocana et d'Amoghasidhi.TARA est décrite sous 21 formes, selon la couleur, la posture et les attributs. C'est l'un des Ydam les plus utilisés.Déeese, ayant rang de bodhisattva, on la prie afin d'obtenir son aide pour surmonter les périls de la vie.

Tathatâ - ce mot a plusieurs interprétations, mais la plus plausible est la qualité d'être tel, ou telléité.

Tathâgata - épithète du Bouddha " l'Ainsi-venu, l'Ainsi-allé "

Tathâgatagarbha - la nature de Bouddha présente dans chaque être

Thangka - La Thangka Tibétaine : Littéralement : «chose qui peut-être enroulée». Une peinture à but de support religieux dans les actes rituels et d’aide à la méditation, pour la protection et la guérison.
LA TECHNIQUE de fabrication : Comme dans toute la production artistique tibétaine, la réalisation des thangkas, reste le plus souvent un acte anonyme. Ainsi plusieurs peintres, aides et apprentis peuvent travailler ensemble sur une même toile. Dans ce cas, certains artistes se consacrent uniquement aux portraits pendant que d'autres illustrent les paysages...
Pour préparer la toile d'une thangka, l'artiste l'imprègne d'un mélange de colle et de craie puis la laisse sécher. Une fois sec, le tissu est poli à l'aide d'un coquillage ou d'une pierre pour lui donner une surface bien lisse.
Le contour des personnages ou des sujets à représenter est dessiné au fusain ou à l'encre de Chine, conformément à des dimensions iconométriques codifiées par la tradition religieuse. L'artiste utilise des calques ou des poncifs fournis par les imprimeries des monastères. Il en décalque les figures par un léger tamisage de charbon de bois et fixe la composition à l'encre délayée.
La peinture détermine ensuite les couleurs de chaque élément. Les teintes proviennent de substances minérales ou végétales telles que l'arsenic pour le jaune, l'indigo ou le lapis-lazuli pour le bleu, la cochenille pour le rouge, la craie pour le blanc, la malachite pour le vert. L'or s'emploie pour le détail des vêtements ou pour les emblèmes de divinité. Ces matières sont broyées et mélangées à de l'eau, de la colle et de la chaux pour conférer une plus grande résistance aux peintures.
Le peintre continue son travail par l'exécution de la divinité centrale, élément primordial d'une thangka, puis s'attache à la représentation des dieux secondaires et des paysages.
Un astrologue fixe toutes les étapes de la réalisation de l'oeuvre jusqu'à son aboutissement, dénommé "l'ouverture des yeux, phase au cours de la quelle le peintre trace les yeux de la divinité centrale, consacrant ainsi la thangka qui devient dès cet instant un objet de vénération.
La plupart des thangkas représentent des mandala, des grandes divinités du bouddhisme tantrique comme les bouddhas entourés de leurs disciples, les bodhisattva, les yidam, les arhat, ou des portraits de Dalaï lama... Enfin certaines thangkas remplissent une fonction purement didactique ou décorative .. Parmi celles-ci, des thangkas de médecine représentent des écorchés du corps humain, des plantes médicinales, des instruments chirurgicaux etc...

Theravâda - doctrine des Anciens, à savoir celle fixée par les 500 arhats, réunis en concile peu après la mort du Bouddha

Tripitaka : Triple corbeille de l'Enseignement comportant le Vinaya ou règles monastiques, les Soûtras ou discours du Bouddha, l'Abidharma ou commentaires sur ces discours.

TSHA-TSHA - Les TSHA-TSHA ou PHYAG-TSHA (tib.) sont des représentations miniatures en argile modelée, très fréquentes au TIBET.C'est en effet une forme d'expression artistique du Bouddhisme ésotérique tibétain.Elles sont réalisées en fine poussière de loess pur auquel sont ajoutées quelques fibres végétales broyées. Après addition d'eau ,le mélange est longuement travaillé jusqu'à obtention d'une pâte fine et homogène. L'argile est alors pressée dans des moules en bois, métal ou pierre. Les miniatures sont soigneusement démoulées lorsqu' elles sont à moitié sèches. Après séchage complet, elles sont parfois peintes de couleurs vives.Les Tsha-Tsha représentent le plus souvent Bouddha ou des déités; de petite taille, elles sont souvent placées sur l'autel domestique, ou offertes par les pèlerins sur les lieux sacrés. Des dévots en portent sur eux en permanence comme objet de culte, pour atteindre plus vite la réalisation. Une Tsha-Tsha est aussi censée avoir le pouvoir de protéger celui qui la porte, des démons et des esprits infernaux.Leur préparation s'accompagne de rites, et cet acte de dévotion imprègne l'objet de l'énergie psychique de ses créateurs.

U


Upâdâna - degré intensif de la soif du désir, considéré comme l'attachement

Upâya - la méthode - éléments salvifiques qui permettent au Bouddha de sauver les êtres des trois temps. Il existe les moyens habiles Upâya Kaushalya, internes pour permettre au disciple de parvenir à l’Eveil et externes pour diffuser ceux internes, à savoir une sorte de missionnariat de la Bonne Loi.

Upekkhâ - imperturbabilité, ne doit pas être confondue avec la sensation d'indifférence, appelée elle, adukkhâ-asukhâ vedanâ (sensation neutre, à savoir sans souffrance - sans bonheur)

V


Vimokkha - libération, affranchissement

Vijñâna - la conscience est le cinquième skandha et le troisième lien, se divise en six sortes selon les organes des sens... et même plus !

Vinaya - ensemble des textes régissant la discipline monastique aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Visuddhi - purification

Vajrayâna - ou Véhicule du Diamant, coupeur de l'Ego. Appartenant de par la finalité bodhisattvique au Mahâyâna,il est particulier au Tibet et se considère comme le véhicule permettant d'arriver à l'Eveil en une seule vie.

Y


YAB-YUM - La représentation des déités en union sexuelle avec leur double féminin est dite en YAB-YUM, mot tibétain qui se traduit par "Père-Mère". Cette représentation est très fréquente dans le bouddhisme tibétain (Vajrayana) en ce qui concerne particulièrement les déités tutélaires ou "d'élection", et symbolisent très précisément l'union des forces de sagesse et compassion.Cette notion est différente dans le bouddhisme et l'hindouisme.
Dans l'hindouisme, cette "posture en embrassement" représente la force divine de la création; le concept hindou est celui d'une déité masculine passive, étreignant son épouse appelée shakti, qui représente son activité ou pouvoir.Dans les formes bouddhistes, la forme masculine est active, représente la compassion et les moyens habiles (qu'il faut déployer pour atteindre l'Eveil) la forme féminine est passive et représente la sagesse; nécessaire à cet Eveil, elle est prise de conscience de la vacuité universelle.On retrouve cette même idée avec la cloche et le dorje, qui symbolisent, comme dans le cas de la représentation yab-yum, le dualisme qui doit être dépassé.
Qu'elles soient sculptées, sous forme de statues, ou peintes sur des tangkas, les formes YAB-YUM (Père-Mère) servent de support de concentration pour obtenir la fusion par le" Sadhana" des énergies masculines et féminines du méditant.

Yâna - dénommé abusivement véhicule. Défini comme Moyen de parvenir, c'est en fait la tradition, adoptée par différentes écoles, pour parvenir à l'Eveil sous ces différentes appellations. Il est impératif de leur ôter quelconque velléité de suprématie, elles sont différentes, peuvent être quelquefois progressivement complémentaires dans leur approche respective.

Yidam - Dieux tutélaires du Tibet et des lamas, invoqués afin d'être protégés dans les nombreuses circonstances de la vie. On admet aussi que ce terme dénomme la personnalisation d'une fonction de l'Eveil sous forme d'une déité

YDAM - "Esprit ferme"" Divinités préférées" le Ydam est une" divinité tutélaire" (divinité d'élection) adoptée personnellement par un adepte sur l'indication de son maître spirituel, pour être son guide et son gardien. (Le rôle de réconfort est important.)Le Ydam, qui peut être masculin ou féminin, peut désigner la divinité personnelle dont le caractère correspond au tempérament psychologique individuel de chaque adepte.Sont choisis très fréquemment comme Ydam, Chenrezi, Tara sous ses différentes formes, Manjusrhi... mais chaque divinité du panthéon tantrique peut être adopté, et en particulier, Kalachakra, Hevajra et sa parèdre Vajravarahi, Heruka...
L'adepte entre en communication avec son ydam dès le matin, et termine la journée avec lui.Celui-ci est utilisé comme moyen de transformation.Dans certaines traditions, les ydam sont considérés comme l'émanation du propre esprit de l'adepte.
Iconographie.Elle est complexe. Les ydam de forme paisible sont représentés comme des bodhisattva, mais le plus souvent, la divinité est courroucée, en union sexuelle "Yab-Yum ", représentant le couple énergie-sagesse.

Yoga - reliaison, union avec le divin ou le cosmique

Yogâcâra - école bouddhiste idéalisante, selon laquelle le Triple monde n'est que formation mentale

Z


Zen - héritier du Dhyâna bouddhique et du Ch'an chinois, le Zen repose avant tout sur la pratique du Zazen ou assise méditative silencieuse. C'est, par excellence, la tradition (quatre écoles connues) qui perpétue la quintessence de l'Ici et Maintenant, ainsi que celle du Lâcher-prise. Il existe d'autres variantes, selon les sectes, qui lui sont analogues dans la " silencéité ".

 
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